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Baptême de bateau

Certaines croyances et règles veulent que l'on ne doit pas changer le nom d'un bateau pour ne pas s'attirer les foudres de Neptune

Ou alors si l'on veut le faire.

Il faut tuer le macoui

En effet, pour rebaptiser un bateau sans s'attirer les foudres de Neptune, il faut d'abord le débaptiser, couper le macoui...
Le macoui est le sillage, ce grand serpent qui suit en permanence le bateau.

Pour le tuer, il faut tout d'abord sortir au large, avec un autre bateau ami.

Après avoir bu quelques bonnes rasades, il faut saouler le macoui en versant de notre breuvage favori à l'arrière du bateau à débaptiser.

Le bateau ami vient alors par trois fois couper le sillage le plus près possible du tableau arrière.

Et voilà, l'ancien macoui étant mort, il ne reste plus qu'à rebaptiser le bateau et à arroser dignement le nouveau macoui !

Sans oublier de remercier Neptune en lui versant à lui aussi une rasade de breuvage côté tribord.



«Amateur, cela veut dire "qui aime", et c'est bien de cela qu'il s'agit. J'aime la mer et j'aime être en mer. J'aime partir, larguer l'amarre et passer les feux ; j'aime naviguer, voir le vent tourner, la brise adonner, le ciel changer, la mer se former et se déformer ; j'aime le bouillon chaud dans le thermos au pied du barreur et l'étoile qu'on prend un temps pour cap la nuit, entre hauban et galhauban ; j'aime quitter une côte de vue, et, après un jour, huit jours, un mois, en voir apparaître une autre, qu'on attendait ; j'aime arriver, entrer, mouiller, et quand tout est en place, fixé, tourné, ammaré, ferlé, rabanté, être à terre. Je suis un amateur.»
Jean François Deniau.